Jour de l’Hoyau

Nous sommes aujourd’hui le 10 décembre 2017, c’est aussi le 20 frimaire 226 re la République. Jour le l’Hoyau.

On appelle aussi cet instrument Houe, il diffère de la pioche dont le fer est étroit et aigu, en ce que le sien est large plat et carré ; il est de même attaché à un manche court ; la pioche sert à entamer la terre sèche. Le hoyau à remuer la terre grasse et meuble ; son principal usage est pour le labour et le binage des vignes ; les jardiniers s’en servent aussi fréquemment.

Hoyau - houe

L’encyclopédie de Diderot nous donne :

HOYAU, s. m. (Jardinage) est une espèce de petite pioche dont se servent les vignerons & les terrassiers, différent du pic qui est pointu par le bout ; il est un peu large, & sert à donner à la terre & aux vignes les labours nécessaires. Voy. nos Pl. d’Agricul.

Jour de la Sabine

Aujourd’hui nous sommes le 19 Frimaire 226 du calendrier républicain, soit le 9 décembre 2017 dans le calendrier grégorien.

Jour de la Sabine.

sabine - jour de la sabine

Nonidi 19, Sabine. Joli arbrisseau du genre genévrier, il se distingue par ses feuilles opposées et un peu décurrentes sur les rameaux ; son odeur est forte et désagréable.

Cette plante est renommée comme un puissant emménagogue, elle provoque en effet l’avortement, et son usage intérieur est dangereux ; on prétend même qu’il suffit qu’une femme en porte dans sa chaussure pour avorter. Il est possible que dans certain cas, l’imagination ait agi assez fortement pour produire ces désordres et accréditer ce conte absurde.

Jour du Lierre

Nous sommes le 8 décembre 2017 et c’est aussi le jour du lierre, soit le 18 frimaire 226 de la république.

Les tiges de cet arbrisseau sont sarmenteuses et rampantes, elles s’attachent fortement aux arbres et aux vieilles murailles, les branches qui se rencontrent mutuellement, se greffent et adhèrent ensemble. Les feuilles sont vertes et coriaces, les fleurs blanches disposées en corymbe, sont remplacées par une baie à cinq semences.

Hedera helix - jour du lierre

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Le lierre s’attache aux arbres, il les serre, mais il n’en tire pas sa substance ; cependant il n’a pas toujours besoin d’appui, en Italie et dans nos départemens méridionaux, il se soutient par lui-même.

Le bois de la racine sert aux cordonniers, pour adoucir la lame de leur trancher.

Ses feuilles passent pour vulnéraires, le bois est un peu caustique, on en fait des boules que l’on met dans les cautères en appliquant dessus les feuilles de la plante. Il découle du tronc une résine d’un brun rougeâtre et d’une odeur assez agréable, appelée gomme de lierre. Les tourneurs forment avec ce tronc, des coupes qu’ils prétendent faussement, propres à laisser filtrer l’eau mêlée au vin, que, selon eux, elles retiennent.

Les Bacchants joignoient les feuilles de lierre au pampre de la vigne, parce qu’elles s’attachent et grimpent comme elles. Cet arbre étoit très-commun en Trhace, les prêtres en ont couronné Bacchus et ses suivants ; et comme il serre étroitement les corps auxquels il sapplique, cette étreinte a fourni aux écrivains et aux peintres, l’idée d’en faire l’emblême de l’amour et de l’amitié.

On appelle vulgairement cette plante, lierre en arbre, pour la distinguer du glécôme hédéracé qu’on nomme très-improprement lierre terrestree, à cause de la forme de ses feuilles. Cette plante appartient non seulement à un autre genre, mais à une classe différente, c’est une labiée.

Jour du Cyprès

Aujourd’hui, nous sommes le 7 décembre 2017 . dans le calendrier républicain ou révolutionnaire nous sommes également le Septidi 17 Frimaire 226. Le jour du cyprès.

Septidi 17, Cyprès. Arbre dont on compte plusieurs espèces. Ses feuilles sont toujours vertes, articulées, et d’une odeur assez agréable. Quoi qu’on distingue cet arbre en cyprès mâle et cyprès femelle, cette fausse distinction ne peut désigner que deux variétés d’une manière tout-à-fait inexacte. Le cyprès est monoïque, c’est-à-dire, que quoique les organes de la fructification ne foient pas dans le même fleur, elles n’habitent pas sur des individus différens comme dans les plantes dioïques ; mais elles existent sur le même arbre, seulement sur des rameaux séparés. Les fleurs mâles sont des chatons ovales ; la poussière qui s’élève de leurs étamines dans certains jours du printems, est si abondante, qu’on croit voir de la fumée. Cette poussière féconde les fleurs femelles qui sortent d’un cône écailleux ; à ces fleurs femelles succèdent des fruits ronds et raboteux appelés galbules, ou noix de cyprès. Ces fruits en se séchant se fendent, et laissent échapper des semences applaties que les fourmis aiment beaucoup.

Une des variétés de ce cyprès qu’on nomme cyprès pyramidal, et improprement le cyprès mâle, se garnit de branches depuis le pied. Ces arbres sont agréables dans les bosquets et sur les terrasses ; ils forment de jolis points de vue ; on en fait un grand usage dans les jardins à l’anglaise.

Le tronc du cyprès peut devenir très-gros, le bois est dur et d’un jaune pâle et rougeâtre, parsemé de veines plus foncées ; il se corrompt difficilement ; les portes des anciens temples en étaient construites ; c’est avec ce bois que l’on fait les caisses dans lesquelles on renferme les momies d’Egypte ; il peut être substitué au cèdre, et il résiste mieux à l’air que le chêne.

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Le cyprès fournit de la résine par incision dans les pays chauds, mais point dans les autres. On voit seulement transpirer de l’écorce une substance blanche qui ressemble à de la gomme Adragant ; les abeilles la cherchent avec soin, elle leur sert à la composition de leur propolis.

Les fruits du cyprès sont astringens, et on les regarde comme débrifuges.

Les mythologues ont dit que le cyprès étoit la nymphe Cyparisse méthamorphosée en arbre. Comme cet arbre est toujours vert, et que par sa forme pyramidale il est très-propre à former des décorations, quand on le plante dans un arrangement symétrique. Les anciens en ont entouré les tombeaux ; de là les poëtes en ont fait le symbole de la mort, et l’ont consacré à Pluton.

On a donné le nom spécifique de cyparisse aux plantes dont les feuilles affectent une position pyramidale comme celle du cyprès. C’est ainsi que Linnéus a nommé une espèce du genre Euphorbe : Euphorbe cyparisse.

Jour de l’ Ajonc

Le mercredi 6 décembre 2017 était aussi le Sextidi 16 Frimaire 226 de l’année républicaine. C’était le jour de l’ajonc.

ajonc - ulex europeaus

Jour de l’ Ajonc.

Sextidi 16, Ajonc. Ce nom est donné à l’ulex d’Europe des botanistes. C’est un arbrisseau papilionacé dont les tiges et les feuilles sont hérissées de piquants, et dont les fleurs jaunes disposées par paquets, sont remplacées par un légume vulgairement appelé gousse ; il est court et renflé, et contient peu de semences.

Ce sous-arbrisseau est très-improprement appelé ajonc, et encore plus improprement jonc marin, puisqu’il n’a aucun rapport avec le genre du jonc. Quant à la spécification de marin, on le trouve au milieu des terres, dans les landes et les champs incultes comme sur les bords de la mer. Il se rapprocherait davantage du genet par sa fleur papilionacée, c’est-à-dire, dont les ailes lui donnent l’apparence d’un papillon ; aussi l’appelle-t-on encore genet épineux, mais sa fructification est tout-à-fait différente et constitue un genre particulier sous le nom d’ulex d’Europe. Le C. Lamarck qui a conservé le nom latin, l’appelle en françois le landier d’Europe, parce qu’il couvre les landes. Le mot ulex peut très-bien passer dans notre langue.

On cultive cette plante dans quelques départements ; son bois sert pour chauffer les fours:quand on a rompu les épines à coups de fléau, les feuilles deviennent un assez bon fourrage pour les bestiaux ; ces feuilles pourries font un excellent fumier : on peut encore les brûler, et leur cendre alkaline est très-propre à fertiliser la terre.

Jour du chevreuil

Le 5 décembre 2017 est aussi le Quintidi 15 Frimaire 226 de la République française, le jour du chevreuil.

Jour du CHEVREUIL.

Quintidi 15, CHEVREUIL. Joli mammifère du même genre que le cerf auquel il ressemble beaucoup quoiqu’il soit plus petit. Son bois est moins grand ; il a plus de grace, plus de vivacité et même plus de courage que lui ; il est plus leste, plus éveillé, il se plait principalement dans le pays secret, montagneux ; on en trouve beaucoup dans les Alpes ; il habite aussi nos forêts, quoique ses émanations avertissent facilement les chiens de sa présence, il sait les fuir par la rapidité de sa première course et les tromper par des détours multipliés.

Le chevreuil bondit et se dérobe - gustave doré

Le chevreuil vit en famille. Le père, la mère et les petits vont ensemble. Ils sont aussi constans dans leur amour, que le cerf l’est peu ; ils ont ordinairement deux faons de différens sexes, qui, unis par la douce habitude d’être ensemble, ne se séparent jamais.

Cette aimable famille vit fraternellement pendant l’hiver, mais eu retour de la saison des amours le frère et la sœur vont s’établir dans quelqu’autre partie de la forêt, et deviennent à leur tour, les chefs d’une nouvelle famille.

La chevrette porte cinq mois et demi, elle met bas vers le milieu de Floréal. Ces animaux ne vivent guère que dix ou douze ans ; la chasse du chevreuil se fait avec des petites meutes. L’amour paternel fait oublier tout péril à cet animal si rusé ; le chasseur le fait venir quelquefois sur son fusil en imitant le cri plaintif des petits faons.

Le chevreuil se nourrit de feuilles naissantes ; il mange aussi les légumineuses qui croissent dans le voisinage des forêts, la chair des chevreuils qui habitent les montagnes est sur-tout préférable. On prépare sa peau comme celle du Dain.

Jour du Cèdre

Dimanche nous étions le 3 décembre 2017, mais aussi le 13 frimaire 226.

Le jour du cèdre

Tridi 13, Cèdre. Ce nom est particulièrement appliqué au cèdre du Liban, appelée Pin cèdre par les botanistes, parce qu’il appartient au genre du pin ; ses feuilles sont articulées, rondes, pointues et par faisceaux ; cet arbre si multiplié dans l’Afrique et dans l’Asie, seroit très nombreux dans notre climat, si on vouloit l’y cultiver. Ceux qu’on y a semés y sont devenus très gros ; il y en a qui ont jusques à cent trente-cinq pieds de haut ; comme il se plaît dans des lieux arides, on pourroit par ce moyen, mettre en valeur des terres incultes.

Le bois de cèdre est rougeâtre et odoriférant. On s’en sert pour la charpente, on trouve dans la bible que Salomon reçut d’Hiram tout ce qui fut nécessaire à la construction de son temple ; celui de Diane, à Ephèse, étoit de même nature ; les poëtes et les romanciers bâtissent toujours de cèdre, d’ébène et d’ivoire leurs palais imaginaires, et il fait la base de ceux des despotes de l’Asie. Lors de la découverte de l’Amérique, les Espagnols employèrent ce bois avec succès pour la construction de leurs vaisseaux.

On en fait de jolis ouvrages de tabletterie et de marquetterie. Les Anglois font des petits tonneaux dont les douves sont alternativement de cèdre et de bois blanc ; les liqueurs y acquièrent une odeur et un goût qu’ils trouvent agréables. On le brûle dans les pays où il est multiplié à cause de l’odeur qu’il répand.

jour du cèdre

La résine qui en découle naturellement et par incision s’appelle cedria.

On pourroit multiplier le cèdre en France. Il y en a un individu superbe au jardin botanique national, près du boulin gréen. C’est sous son ombre que les naturalistes Français ont élevé, en 1790, un buste à Charles Linneus, le réformateur de l’histoire naturelle, qui, par une théorie sûre et philosophique, a fait un art d’une connoissance qui n’offroit par-tout que confusion et incertitude.

On confond plusieurs arbres avec le cèdre. On les distingue en cèdres conifère et cèdre baciferes, les premiers appartiennent comme le cèdre du liban au genre pin, les autres, au genre genévrier.

Et voici la version de l’encyclopedie :

CEDRE, cedrus, s. m. (Hist. nat. bot.) genre de plante qui porte des chatons composés de plusieurs petites feuilles qui ont des sommets. Ces chatons sont stériles. Les fruits ou les baies renferment des noyaux anguleux, dans chacun desquels il y a une semence oblongue. Ajoûtez aux caracteres de ce genre, que les feuilles de ces especes sont semblables à celles du cyprès. Tournefort, Inst. rei herb. Voyez Plante. (I)

* Le Cedre est un arbre très-fameux. On en compte plusieurs especes. Les sentimens des Botanistes sont assez partagés à son sujet, cependant tous s’accordent à donner le premier rang au cedre du Liban, que l’on nomme aussi grand cedre ; les relations des voyageurs portent qu’il ne s’en trouve plus gueres sur le Liban ; elles varient sur leur grandeur : les uns disent que les cedres du Liban sont les plus grands arbres que l’on connoisse, & prétendent qu’il y en a qui s’élevent jusqu’à 120 ou 130 piés de hauteur, & que leur grosseur y est proportionnée ; d’autres se contentent de dire que les cedres du Liban sont de la taille des plus grands chênes : les uns disent que ses feuilles ressemblent à celles du pin, hormis qu’elles sont moins piquantes que celles de cet arbre ; d’autres prétendent qu’elles sont semblables à celles du romarin. Son écorce est polie & lisse. Les branches les plus proches de la terre s’étendent considérablement, & elles diminuent à mesure qu’elles approchent du sommet, ce qui donne à cet arbre une figure pyramidale ; ses feuilles demeurent toûjours vertes ; elles sont petites & étroites. Son bois est rougeâtre & très-odoriférant, & plus dur que celui de toutes les autres especes de cedres ; il produit des pommes semblables aux pommes de pin, qui contiennent de la semence. On dit que dans les grandes chaleurs il en coule, sans incision, une gomme ou résine blanche que l’on nomme cedria. Voyez cet article.

Au reste, le cedre du Liban doit être rangé dans la classe du meleze, voyez Meleze. Son bois passe pour incorruptible, & l’on prétend que les vers ne s’y mettent jamais ; c’est un fait qui est cependant démenti par quelques voyageurs. On sait que le temple de Salomon étoit bâti de bois de cedre, qui lui fut fourni par le roi Hiram.

Il croît dans toutes les parties de l’Amérique une grande quantité de cedres qui s’élevent aussi à une hauteur prodigieuse : mais on prétend que le bois n’en est point si dur ni si serré que celui des cedres du Liban. M. Lawrence, savant Anglois, qui a donné un traité sur la culture des arbres, se plaint de la négligence des Européens, de ne point rendre plus communs parmi eux des arbres que la nature semble avoir voulu rendre presqu’immortels, d’autant plus qu’il n’y a point d’arbre, selon lui, qui croisse avec plus de facilité que le cedre : en effet, on le trouve sur les plus hautes montagnes du nouveau monde, aussi-bien que dans des endroits bas & marécageux ; on le rencontre dans les provinces les plus froides, aussi-bien que dans celles où la chaleur est la plus forte.

Il cite, outre cela, l’exemple d’un curieux qui avoit planté une allée de cedres près de sa maison de campagne en Angleterre, qui en peu d’années étoient parvenus à une grosseur très-considérable. On dit qu’il se trouve aussi beaucoup de cedres en Sibérie. L’on fait plusieurs ouvrages de tabletterie & de marquetterie avec le bois de cedre ; dans les pays où il est commun l’on en fait de la charpente. Les Espagnols, dans le tems de la découverte de l’Amérique, s’en sont servis avec succès pour la construction de leurs vaisseaux. On fait en Angleterre des especes de petits barrils dont les douves sont moitié de bois de cedre, & moitié de bois blanc fort artistement travaillés ; on y laisse séjourner pendant quelque tems du punch, ou d’autres liqueurs fortes, elles acquierent par-là une odeur très-agréable, & qui en releve le goût. Il y a encore une espece de cedre, que l’on nomme cedre de Phénicie ou de Lycie, qui ressemble beaucoup au genevrier, & porte des grains ou baies rouges. Voyez Oxycedre.