Archives pour la catégorie Agenda

La république française peut-elle exister dans l’UE?

L’UE a mis en place des structures qui tendent à priver les français des principes fondateur de la République française: égalité devant la loi, égalité devant l’élection.

Ces principes sont plus important que tout. Je reprendrais donc la maxime : « que périsse l’union européenne pour un principe ».

Variation sur le thème des drapeaux français de Léon CognietLes Drapeaux (1830).

frexit - agenda républicain

 

La nouvelle Marianne

La petite fabrique édite chaque année un agenda républicain et un calendrier républicain.

Pour actualiser la couverture de l’agenda et renouveler la présentation du calendrier républicain, la petite fabrique a travaillé avec Stéphane Bidaut pour créer l’illustration ci-dessous.

Marianne 2018 - calendrier républicain

Les symboles de la république

L’idée était de revisiter la Marianne française en gardant des symboles forts de la république :

Le bonnet phrygien : est le symbole de l’affranchissement des esclaves, symbole de liberté donc pour la république qui libère les sujets de l’absolutisme du roi de France pour en faire des citoyens de la République.

La cocarde bleu blanc rouge : Symbôle de la soumission de Louis XVI et donc de la monarchie au peuple français, à la nation française.

La couronne de laurier : revisitée, symbolise la victoire de la république sur les ténèbres de l’ancien régime.

Les feuilles de chêne : revisitées qui représente la solidité, la longévité, la robustesse de la république Française.

La couronne d’olivier : revisitée également pour représenter la volonté de paix qui occupe l’esprit de la nation française.

Marianne pour guider le peuple

 

 

 

Jour du plomb

Nous sommes aujourd’hui le 16 janvier 2018 et c’est le jour du plomb, le 27 nivose 226 de la République.

Cela nous permet de revenir sur les considérations des scientifiques il y a plus de deux cent ans. Leur vision sur le plomb était celle-ci:

Les métaux se divisent en deux ordres. Les métaux imparfaits qui s’oxydent aisément par la calcination, et les métaux parfaits qui traités de même n’éprouvent pas d’altération.

Le plomb est un métal imparfait, c’est le moins élastique, le moins sonore et le moins ductile de tous. Il est peu tenace et très-pesant:rarement on le trouve natif, mais souvent minéralisé par le soufre, il s’appelle alors galène, ou oxydifie, et dans cet état il présente différentes variétés telles que le plomb blanc, rouge, vert, jaune, etc.

Après avoir loti, bocardé, grillé, et coulé le plomb, on le vitrifie dans un fourneau de coupelle pour en retirer l’argent qu’il contient, et qui y demeure ; l’oxyde est ensuite réduit, il revient à l’état métallique pour entrer dans le commerce.

Le plomb sert à beaucoup d’usages ; il s’allie avec plusieurs métaux ; on s’en sert pour sophistiquer l’étain. Les vases qu’on en fait sont dangereux, parce qu’ils s’altèrent par les acides ; ils communiquent à l’eau une qualité nuisible.On en fait des tuyaux, des balles de fusil. Le plomb passe aisément à l’état d’oxyde. Cette chaux prend différents noms : poussée au dernier degré de fusion, c’est la litarge, elle a une couleur d’or ou d’argent ; elle donne au vin un goût sucré, mais s’est un véritable poison. Si le feu a duré peu de temps, la chaux de plomb s’appelle massicot ; qui est plus ou moins jaune selon que le feu a été moins vif;s’il a été violent elle devient rouge, on la nomme minium ; les peintres l’emploient pour leur couleur rouge et les droguistes pour leurs emplâtres c’est la chaux de plomb, qui, mêlée au verre lui donne cette transparence qui le fait rechercher, il en augmente en même temps beaucoup la pesanteur ; on l’appelle flint glass.

Le plomb s’oxyde aussi par l’action des acides principalement de l’acide céteux du vinaigre. Cet oxyde est blanc et connu sous le nom de blanc de plomb ; il sert dans la peinture. En y ajoutant de la terre et broyant le tout avec soin, on fait la céruse qui s’emploie comme le blanc de plomb ; mais c’est d’une qualité inférieure. Le sel de saturne des pharmaciens est de même une combinaison de plomb et du vinaigre. Il fait la base de l’eau de goularc ou extrait de saturne employée pour les blessures.

Le plomb vitrifiant, et scoritant les autres métaux à l’exception de l’or et de l’argent est employer pour les coupeller, c’est-à-dire, les purifier. C’est cette propriété qui lui a fait donner le nom de Saturne parce que ce dieu dévorait ses enfants.

La république possède plusieurs mines de plomb, celle de Poullaouen, Pomps sont les principales.

Jour du Cèdre

Dimanche nous étions le 3 décembre 2017, mais aussi le 13 frimaire 226.

Le jour du cèdre

Tridi 13, Cèdre. Ce nom est particulièrement appliqué au cèdre du Liban, appelée Pin cèdre par les botanistes, parce qu’il appartient au genre du pin ; ses feuilles sont articulées, rondes, pointues et par faisceaux ; cet arbre si multiplié dans l’Afrique et dans l’Asie, seroit très nombreux dans notre climat, si on vouloit l’y cultiver. Ceux qu’on y a semés y sont devenus très gros ; il y en a qui ont jusques à cent trente-cinq pieds de haut ; comme il se plaît dans des lieux arides, on pourroit par ce moyen, mettre en valeur des terres incultes.

Le bois de cèdre est rougeâtre et odoriférant. On s’en sert pour la charpente, on trouve dans la bible que Salomon reçut d’Hiram tout ce qui fut nécessaire à la construction de son temple ; celui de Diane, à Ephèse, étoit de même nature ; les poëtes et les romanciers bâtissent toujours de cèdre, d’ébène et d’ivoire leurs palais imaginaires, et il fait la base de ceux des despotes de l’Asie. Lors de la découverte de l’Amérique, les Espagnols employèrent ce bois avec succès pour la construction de leurs vaisseaux.

On en fait de jolis ouvrages de tabletterie et de marquetterie. Les Anglois font des petits tonneaux dont les douves sont alternativement de cèdre et de bois blanc ; les liqueurs y acquièrent une odeur et un goût qu’ils trouvent agréables. On le brûle dans les pays où il est multiplié à cause de l’odeur qu’il répand.

jour du cèdre

La résine qui en découle naturellement et par incision s’appelle cedria.

On pourroit multiplier le cèdre en France. Il y en a un individu superbe au jardin botanique national, près du boulin gréen. C’est sous son ombre que les naturalistes Français ont élevé, en 1790, un buste à Charles Linneus, le réformateur de l’histoire naturelle, qui, par une théorie sûre et philosophique, a fait un art d’une connoissance qui n’offroit par-tout que confusion et incertitude.

On confond plusieurs arbres avec le cèdre. On les distingue en cèdres conifère et cèdre baciferes, les premiers appartiennent comme le cèdre du liban au genre pin, les autres, au genre genévrier.

Et voici la version de l’encyclopedie :

CEDRE, cedrus, s. m. (Hist. nat. bot.) genre de plante qui porte des chatons composés de plusieurs petites feuilles qui ont des sommets. Ces chatons sont stériles. Les fruits ou les baies renferment des noyaux anguleux, dans chacun desquels il y a une semence oblongue. Ajoûtez aux caracteres de ce genre, que les feuilles de ces especes sont semblables à celles du cyprès. Tournefort, Inst. rei herb. Voyez Plante. (I)

* Le Cedre est un arbre très-fameux. On en compte plusieurs especes. Les sentimens des Botanistes sont assez partagés à son sujet, cependant tous s’accordent à donner le premier rang au cedre du Liban, que l’on nomme aussi grand cedre ; les relations des voyageurs portent qu’il ne s’en trouve plus gueres sur le Liban ; elles varient sur leur grandeur : les uns disent que les cedres du Liban sont les plus grands arbres que l’on connoisse, & prétendent qu’il y en a qui s’élevent jusqu’à 120 ou 130 piés de hauteur, & que leur grosseur y est proportionnée ; d’autres se contentent de dire que les cedres du Liban sont de la taille des plus grands chênes : les uns disent que ses feuilles ressemblent à celles du pin, hormis qu’elles sont moins piquantes que celles de cet arbre ; d’autres prétendent qu’elles sont semblables à celles du romarin. Son écorce est polie & lisse. Les branches les plus proches de la terre s’étendent considérablement, & elles diminuent à mesure qu’elles approchent du sommet, ce qui donne à cet arbre une figure pyramidale ; ses feuilles demeurent toûjours vertes ; elles sont petites & étroites. Son bois est rougeâtre & très-odoriférant, & plus dur que celui de toutes les autres especes de cedres ; il produit des pommes semblables aux pommes de pin, qui contiennent de la semence. On dit que dans les grandes chaleurs il en coule, sans incision, une gomme ou résine blanche que l’on nomme cedria. Voyez cet article.

Au reste, le cedre du Liban doit être rangé dans la classe du meleze, voyez Meleze. Son bois passe pour incorruptible, & l’on prétend que les vers ne s’y mettent jamais ; c’est un fait qui est cependant démenti par quelques voyageurs. On sait que le temple de Salomon étoit bâti de bois de cedre, qui lui fut fourni par le roi Hiram.

Il croît dans toutes les parties de l’Amérique une grande quantité de cedres qui s’élevent aussi à une hauteur prodigieuse : mais on prétend que le bois n’en est point si dur ni si serré que celui des cedres du Liban. M. Lawrence, savant Anglois, qui a donné un traité sur la culture des arbres, se plaint de la négligence des Européens, de ne point rendre plus communs parmi eux des arbres que la nature semble avoir voulu rendre presqu’immortels, d’autant plus qu’il n’y a point d’arbre, selon lui, qui croisse avec plus de facilité que le cedre : en effet, on le trouve sur les plus hautes montagnes du nouveau monde, aussi-bien que dans des endroits bas & marécageux ; on le rencontre dans les provinces les plus froides, aussi-bien que dans celles où la chaleur est la plus forte.

Il cite, outre cela, l’exemple d’un curieux qui avoit planté une allée de cedres près de sa maison de campagne en Angleterre, qui en peu d’années étoient parvenus à une grosseur très-considérable. On dit qu’il se trouve aussi beaucoup de cedres en Sibérie. L’on fait plusieurs ouvrages de tabletterie & de marquetterie avec le bois de cedre ; dans les pays où il est commun l’on en fait de la charpente. Les Espagnols, dans le tems de la découverte de l’Amérique, s’en sont servis avec succès pour la construction de leurs vaisseaux. On fait en Angleterre des especes de petits barrils dont les douves sont moitié de bois de cedre, & moitié de bois blanc fort artistement travaillés ; on y laisse séjourner pendant quelque tems du punch, ou d’autres liqueurs fortes, elles acquierent par-là une odeur très-agréable, & qui en releve le goût. Il y a encore une espece de cedre, que l’on nomme cedre de Phénicie ou de Lycie, qui ressemble beaucoup au genevrier, & porte des grains ou baies rouges. Voyez Oxycedre.

Jour du raifort

Agenda républicain

Aujourd’hui 2 décembre 2017, nous sommes aussi le 12 frimaire 226. Jour du raifort.

C’est la racine d’une plante crucifère, la silique est articulée et terminée par une corne arrondie.

On cultive cette plante pour sa racine qui se sert au commencement du dîner afin d’exciser l’appétit ; les botanistes l’appellent radix cultivé ; on le nomme vulgairement raifort cultivé ou raifort des Parisiens.

Il faut bien distinguer cette plante de celle appelée improprement raifort sauvage qui est une espèce de cochléaria.

Raifort dans l’encyclopédie du grand Diderot

raifort 12 frimaire

RAIFORT, s. m. (Hist. nat. Botan.) raphanus, genre de plante à fleur en croix, composée de quatre pétales. Le pistil sort du calice, & devient dans la suite un fruit ou une silique en forme de corne, épaisse, & d’une substance spongieuse, qui renferme deux rangées de semences arrondies. Ces rangées sont séparées l’une de l’autre par une pellicule très-mince. Tournefort, Inst. rei herb. Voyez Plante.

Les racines du raifort sont assez longues, blanches en-dedans, d’un rouge vif en-dehors, & d’un goût moins piquant que le radis ; mais pour décrire cette plante en botaniste, il faut nécessairement abandonner les mots du vulgaire, & se servir des termes de l’art : ainsi, pour instruire le lecteur, nous le renvoyons au mot latin Raphanus, & au mot françois Rave ; car dans Paris même on confond le raifort avec la rave. (D. J.)

Raifort d’eau, (Botan.) espece de cresson ou de sisymbrium. Voyez Sisymbrium, Botan.

Raifort sauvage, (Diet. & Mat. méd.) grand raifort, grand raifort sauvage, cram, mouterdelle ; les feuilles de cette plante sont en usage en Médecine, mais sa racine l’est beaucoup davantage. Les gens de la campagne mangent cette derniere partie dans plusieurs pays. Elle est si âcre qu’il n’y a que les estomacs les plus forts, & les tempéramens les moins irritables à qui elle puisse convenir comme véritable aliment. On la rape dans plusieurs provinces d’Allemagne, & l’on en fait une espece d’assaisonnement pour les viandes, dont on se sert comme nous faisons de la moutarde ; aussi cette racine est-elle connue sous le nom de moutarde des Allemands. On emploie plus communément le raifort sauvage à titre de remede. Cette plante qui est de la classe des cruciferes de Tournefort, est une des celles dont l’alkali volatil spontané est le plus abondant & le plus développé ; elle tient par conséquent un rang distingué parmi les anti-scorbutiques alkalins. Elle est parfaitement analogue non-seulement quant aux qualités absolues, mais même quant au degré d’activité, au cochlearia. Elle est plus forte que le cresson, que la passerage, & même que la moutarde. Voyez tous ces articles, & sur-tout Cochlearia. On retire comme de cette dernière plante, des feuilles & des racines du raifort sauvage une eau distillée qui a aussi les mêmes vertus. Cette eau distillée est d’ailleurs éminemment recommandée comme un puissant diurétique. Sa dose ordinaire est d’environ quatre onces. On la mêle, selon les indications, avec du petit lait, avec du vin blanc, avec un bouillon, ou avec un aposème approprié. Le suc de la racine donné de la même manière & à la même dose est encore meilleur. Ces remèdes sont regardés comme une sorte de spécifique contre l’hydropisie & le rhumatisme, & ils réussissent en effet assez souvent dans le traitement de ces maladies. On les donne aussi avec succès dans l’asthme humide, & dans toutes les affections vraiment catharrales de la poitrine. On peut corriger le goût piquant du suc, & châtrer ou modérer son activité, en le réduisant sous forme de sirop, qu’on doit préparer par le bain-marie, comme le sirop anti-scorbutique de la pharmacopée de Paris dont cette racine est un ingrédient.

La racine du grand raifort sauvage entre encore dans la composition du vin anti-scorbutique, de l’eau antiscorbutique & de l’eau générale de la pharmacopée de Paris. Les feuilles & les racines entrent dans l’emplâtre diabotanum. (b)

Raifort, (Diete & Mat. médic.) raifort cultivé ou des jardins, rave des Parisiens, raifort ou rave des Parisiens rouge, raifort blanc, gros raifort blanc du Languedoc, où il est appelé rabé de segairé, c’est-à-dire, rave ou raifort de Meissonneur, radis blanc & radis noir.

C’est à une seule espece de plante qu’appartiennent les différentes racines désignées par ces différens noms ; elles ne sont que des variétés de la racine de raifort cultivé : les unes & les autres ont outre ces différences prises de leur forme & de la couleur de leur peau, d’autres variétés aussi accidentelles, fondées principalement sur leur diverse grosseur, sur la différente vivacité de leur goût, & enfin sur ce que leur tissu est plus ou moins dense, plus ou moins fibreux, plus ou moins succulent, fondant ou rempli d’eau ; mais tout cela ne met que très-peu de différences réelles entre les qualités diététiques & médicamenteuses de toutes ces racines, on peut les considérer comme une seule & unique matiere.

Le raifort tendre, tel qu’il est toujours quand il a été cultivé dans un terrein léger & assidument arrosé, & qu’on le cueille avant qu’il ait poussé sa tige, est un aliment très-agréable qui réveille par son goût vif l’appétit & le jeu des organes de la digestion, en même tems qu’il imprime à tous ces organes un sentiment de fraîcheur très-agréable par l’abondance de son eau ; c’est un alkali volatil spontané qui constitue le piquant de son goût : mais ce principe étant noyé dans une très-grande quantité d’eau, ne produit l’effet échauffant qui lui est propre que dans les sujets les plus sensibles, ou lorsqu’on mange des raiforts avec excès, sans les mêler avec d’autres alimens, ou enfin lorsqu’on mange ceux qui sont les plus piquans, ou ce qu’on appelle vulgairement les plus forts. Ces derniers ne sont bons que pour les estomacs vigoureux des paysans & des manœuvres ; mais tout bon estomac d’un sujet ordinaire de tout âge & de tout état digere très-bien plusieurs douzaines de petites raves de Paris, où elles sont douces & d’ailleurs excellentes, sur-tout lorsqu’on les mange pendant le repas, en les entremêlant avec les alimens ordinaires. Celles-là même pourroient plutôt nuire comme crudité aux estomacs foibles qui craignent les crudités, elles ne sont pas propres non plus aux personnes qui sont très-sujettes aux coliques venteuses ; le raifort est réellement un peu venteux.

L’usage des raiforts entiers, c’est-à-dire mangés à l’ordinaire, peut être regardé au contraire comme vraiment médicamenteux, & très-utile pour aider la digestion dans les estomacs paresseux & sujets aux congestions de sucs acides, par exemple, chez les mélancoliques : cet aliment est encore éminemment propre aux scorbutiques. Voyez Scorbut.

Le suc de raifort cultive est un diurétique des plus éprouvés, qu’on emploie fort communément & avec succès toutes les fois que les puissans diurétiques sont indiqués, dans le traitement de l’hydropisie, les affections des voies urinaires, de l’asthme, &c. la dose ordinaire est de trois à quatre onces prises le matin à jeun pendant quelques jours consécutifs. On édulcore quelquefois ce suc avec le sucre, ou quelque sirop approprié, & principalement lorsqu’on l’ordonne contre l’asthme.

On pourroit retirer par la distillation une eau & un esprit de raifort qui seroient fort analogues quant à leurs vertus absolues, aux mêmes produits du cochlearia, du cresson, du raifort sauvage, &c. mais comme ceux du raifort seroient très-inférieurs en degré de concentration, & par conséquent d’activité à ces dernieres substances, qu’on peut d’ailleurs affoiblir au besoin autant qu’on veut, on n’emploie point ordinairement l’eau ni l’esprit de raifort.

Les semences de raifort s’emploient aussi quelquefois en Médecine, mais fort rarement ; elles contiennent les mêmes principes médicamenteux que la racine ; mais comme ces semences sont peu succulentes, il faut les écraser dans de l’eau, ou dans une liqueur aqueuse, les y laisser macérer pendant une heure, & les exprimer ; la liqueur qui provient de cette opération équivaut à-peu près au suc de la racine.

2018 est l’année de la révolution…

… de l’agenda républicain à tout le moins.

L’agenda républicain est né il y a maintenant plus de trois ans. Projet amateur à ces débuts, il m’a permis d’apprendre beaucoup et de développer toute une activité professionnelle autour du papier, de l’organisation du temps et des hommes (la petite fabrique).

Le développement de cette activité m’a pris un temps que je n’ai pu investir dans l’agenda républicain, enfin particulièrement dans sa promotion.

Peut être est ce que le froid qui me pousse à rester devant mon poste de travail plus longtemps, mais un nouvel élan me pousse à remettre l’agenda républicain hauts dans mes priorités.

Une nouvelle ère agendaire commence.

Peut être avez-vous lu mon article sur l’agenda prodigieux, mais l’agenda a évolué dans sa version 2018.

J’ai le plaisir de vous présenter l’agenda républicain révolutionné…

L’agenda républicain, liberté et égalité

Tout d’abord, le nouvel agenda est inspiré du concept bullet journal, pour sa partie pointillée. Le recours aux pointillés permet de s’affranchir de la rectitude des lignes et ouvre un univers vertical ou même circulaire à des feuilles qui ne s’organisaient qu’horizontalement.

agenda pointillé

Les pointillés offrent donc une plus grande liberté de tracé et ouvre donc les portes de la création à ceux qui ont le temps et la capacité. N’ayant personnellement, ni le temps, ni la capacité créative, j’ai donc imaginé un agenda qui offre des espaces de liberté créative, et d’autres espaces ou les outils d’organisation typiques de l’agenda ont été revus et améliorés pour que tous, dans un principe d’égalité (sans distinction de disponibilité ou de capacités), puisse organiser leur temps du mieux possible.

Voici donc l’agenda républicain numéro deux.

Les pages liminaires

Lorsque vous ouvrirez votre agenda vous découvrirez deux pages d’index.

index

Ces deux pages sont prévues comme une table des matières où vous noterez le sujet et la page de l’agenda d’une information importante que vous pourriez vouloir retrouver plus tard.

Suivent deux pages de notes en pointillé. Celle de droite est titrée « légende ». Cet espace est destiné à indiquer la liste de tous les éléments que vous utilisez pour vous organiser (abréviations, couleurs, signes). Considérez tel Magellan, laissant à la postérité la carte de votre organisation. Il convient de laisser un moyen aux générations futures de déchiffrer votre organisation.

légende

Vous trouverez ensuite un calendrier annuel (sans vacances scolaires, celles-ci sont recensées sur celui de la 4ème de couverture) puis deux organisateurs annuel.

L’un tout à fait classique organisé comme un calendrier, mais avec de l’espace pour y noter une information chronologiquement, l’autre qui permet d’inscrire quelques événements chaque mois, sans avoir à respecter de chronologie ( à l’intérieur du mois).

organisation annuelle

Les pages du mois

Les pages du mois constitue un ensemble de 4 pages. Deux pages commencent le mois et se présentent ainsi :

pages de mois

Sur la page de gauche sont disposés un calendrier mensuel, une « to do list » (j’ai besoin de franciser ça :/ ) et un espace de note libre.

to do list

Sur la page de droite, j’ai inséré un organisateur mensuel pour pouvoir noter les éléments les plus importants du mois, que vous pouvez retrouver ici facilement.

Deux autres pages mensuelles finissent le mois. Elles sont toutes les deux pointillées et sont prévues pour servir de pages de notes.

Les pages hebdomadaires

Comme dans les agenda précédent, c’est là que toute l’action se passe.

organisation générale semaine

Elles sont divisées en deux partie, à gauche la partie égalitaire avec l’organisation commune à tous, à droite la partie « libertaire » où aucune ligne vient se mettre sur le chemin de votre création.

La partie de gauche présente plusieurs informations:

organisation semaine

La partie supérieure de la page présente plusieurs informations. De gauche à droite, le mois, (lisible horizontalement et verticalement (pour mieux vous repérer lors du feuilletage), l’année grégorienne et républicaine, le mois (toujours dans le même ordre), le numéro de la semaine, et enfin le calendrier mensuel avec la semaine en cours démarquée.

La partie des jours, présente la date grégorienne, et la date républicaine avec mention de l’intitulé républicain du jour.

Le coin de page

Nombreuse furent les personnes me réclamant un moyen de découper les coins de pages. Le procédé d’impression utilisé ne me permet pas de le faire et de garder un prix abordable. Mais pour ceux qui y tienne, j’ai ajouté un tracé pointillé qui indique la marque à respecter pour plier et déchirer soigneusement.

coin de page

Les évolutions de l’agenda républicain en lui même s’arrêtent là pour cette année. L’an prochain, je compte vous présenter une nouvelle couverture, y incorporer à nouveaux des éléments de l’histoire de la révolution. Le temps m’a manqué cette année pour cela.

La promotion de l’agenda

Le vent du changement souffle également sur le site internet. Je viens de mettre en place une nouvelle mise en page. Je vais republier et enjoliver les articles de l’intitulé des jours républicains.

Un ménage va être fait sur ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Notamment, j’ai mis au point un convertisseur de calendrier, mais qui a cessé de fonctionner à la suite d’une attaque en DooS du site sur lequel il était hébergé.

Je pense également revoir l’application de l’agenda républicain, qui n’en ai pas vraiment un (juste un « add-on » au calendrier de google).

Voilà des nouvelles et voilà des pistes à explorer pour l’année et les années à venir.

Révolutionnairement,

Julien B.

19 PLUVIOSE – Jour de la Pulmonaire

Agenda républicain

Nonodi 19 PLUVIOSE

Jour de la Pulmonaire.

Nonodi 19, Pulmonaire. C’est une plante à cinq étamines, dont l’entrée de la colorole est fermée par quelques poils. Les feuilles sont rudes, vertes et tachetées de blanc. On en connoît deux espèces, la pulmonaire officinale, et la pulmonaire élancée, dont les feuilles sont plus étroites. La première est celle dont on fait usage. Les Anglais en mangent la feuille cuite avec du beurre, parce qu’on vante ses vertus contre les affections du poulmon ; mais son efficacité n’est rien moins que certaine. On cultive quelquefois cette plante dans nos jardins.