15 Messidor – Jour du CHAMOIS

Agenda républicain

Quintidi, 15 Messidor

Jour du CHAMOIS.

Quintidi, 15, CHAMOIS. Ce joli mammifère appartient au genre Antilope ; son caractère est d’avoir deux petites cornes d’un beau noir, courbées en hameçon vers la pointe.

Cet animal aime les lieux froids, les rocs escarpés et sourcilleux. On en trouve dans nos montagnes : c’est sur-tout dans celles des Alpes qu’on en voit une grande quantité ; ils y vivent de racines et du feuillage des pins et des mélèzes ; ils se retirent dans les endroits les plus sauvages, et parcourent les lieux les plus escarpés avec une incroyable facilité ; ils montent et descendent en faisant des sauts de vingt à trente pieds à travers des précipices : c’est ce qui rend la chasse de cet animal si difficile et si périlleuse : le plus sûr est de les attendre en embuscade.

Cet animal n’est hardi qu’à sauter ; du reste il est extrêmement timide. Il a la vue, l’ouie et l’odorat excellens. Dans le temps du rut, son odeur est encore plus forte que celle du bouc ; il s’accouple en Brumaire et en Frimaire ; la femelle met bas en Floréal : elle porte un petit, rarement deux. Ce petit suit sa mère jusqu’en Vendémiaire et quelquefois plus long-tems. La durée de la vie du Chamois est de vingt à trente ans.

La chair du Chamois est assez bonne à manger. Un Chamois gras donne jusqqu’à douze livres de suif, meilleur que celui de la chèvre. Son sang est extrêmement chaud ; pris intérieurement, il est regardé comme un spécifique contre la pleurésie et les fluxions de poitrine ; son estomach renferme un égragopile, mais la substance la plus précieuse qu’elle donne, celle pour laquelle les patiens et intrépides montagnards entreprennent une chasse si difficile, est sa peau qui, apprêtée, est forte, souple et nerveuse. On en fait des gants et d’excellentes culottes pour monter à cheval, des vestes pour la fatigue. Ces vêtemens sont d’une longue durée. Comme le nombre des Chamois est trop peu considérable pour nos besoins, on apprête toutes sortes de peaux de bouc, de chêvre, de chevraux, de moutons avec la chaux, l’huile et par le foulage : le résultat de cette opération a pour but de leur donner les qualités qui approchent de celles du Chamois. On les appelle peaux Chamoisées, et l’ouvrier qui les prépare, Chamoiseur. La corne du Chamois fait de jolies pommes de cannes. Les maréchaux se servent de celles des femelles, qui sont moins fortes, pour tirer du sang aux chevaux.

Le Chamois est la Chèvre sauvage d’Homère, d’Aristote, de Pline, d’AElien, d’Oppien et des autres anciens auteurs : il sert de type à plusieurs médailles des villes Grecques.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s