4 Messidor – Jour de la Veronique

Agenda républicain

Quartidi, 4 Messidor

Jour de la Veronique.

Quartidi, 4, Veronique. Jolie plante, dont on trouve plusieurs espèces dans les bois, dans les champs et dans les jardins. La plus connue est la Veronique-Officinale, dont les petits bouquets bleus émaillent les gasons. Dans les forêts, on l’appelle Thé d’Europe, parce qu’on en faisoit autre fois un grand usage en médecine ; elle est aujourd’hui abandonnée. On compte parmi les autres espèces de Veronique, la Chamoedris, la Germandrée, etc. La Veronique des jardiniers appartient à un genre bien différent, c’est le Lychnis déchiqueté ; mais il n’y a qu’eux qui lui donnent cette dénominatin très-impropre.

3 Messidor – Jour de l’ Oignon

Agenda républicain

Tridi, 3 Messidor

Jour de l’ Oignon.

Tridi, 3, Oignon. C’est une espèce d’ail ; l’ail-oignon. Tout le monde connoît sa forme, son odeur et son usage. L’oignon en nature, ou son suc, entre dans une infinité de mets. Il est cependant peu digestif. Le goût des Israëlistes, pour les oignons d’Egypte, est célèbre dans l’histoire. Ce peuple stupide préféroit ce met délicieux à sa liberté ; aussi falloit-il que l’oignon d’Egypte fût bien bon, car les prêtres de cette contrée en avoient fait un Dieu.

1 Messidor – Jour du Seigle

Agenda républicain

Primidi, 1 Messidor

Jour du Seigle.

Primidi, I, Seigle. Cette graminée tient le premier rang, après le froment, parmi les Céréales. On la cultive, principalement, dans les terres sabloneuses, trop légère pour les bleds : ses épis sont barbus et plus longs que ceux du froment ; il leur succède des grains oblongs, grêles et presque cilindriques. Le seige monte en épis un mois plutôt que le froment ; il est attaqué de deux maladies, l’Ergot et le Charbon, dont il y a différens moyens de le garantir.

Le pain de seigle n’est pas si aisé à digérer que celui de froment, mais il convient bien aux estomachs forts et vigoureux ; on le mêle quelque fois au froment ; il donne un goût agréable au pain, et l’entretient fraîs. Le pain d’épice est un mélange de seigle, d’orge et de miel. Quelques personnes prennent au lieu de café, une infusion de grains de seigle, rôtis et moulus.

On sème, dans les terres médiocres, du froment et du seigle ; ce mélange s’appelle : Meteil. Quelque fois on ne sème le seigle que pour le faucher en verd, et il produit ainsi des prairies artificielles : c’est une pâture très-bonne pour les bœufs et pour les vaches.

29 Prairial – Jour de la Pivoine

Agenda républicain

Nonidi, 29 Prairial

Jour de la Pivoine.

Nonidi, 29, Pivoine, superbe plante qui s’élève à la hauteur d’un arbrisseau. Ses fleurs, disposées en rose, sont extrêmement larges et purpurines ou panachées ; elles font un très-bel effet, mais passent promptement. Il leur succède des capsules cornues qui renferment la sémence. On ne cultive cette plante que pour l’ornement. Elle a une odeur désagréable. Les anciens lui attribuaient toutes sortes de vertus médicales ; c’est pour cela qu’ils l’avoient nommée poenia en l’honneur de Pœan, fils d’Esculape, qui guérit avec sa racine la blessure que Pluton avoit reçue d’Hercule ; telle est l’origine du nom pivoine. L’usage de cette plante est abandonné aujourd’hui ; cependant le souvenir de sa réputation est demeuré, et des personnes crédules en portent au col des amulettes pour se préserver de différentes maladies.

28 Prairial – Jour de la Thym

Agenda républicain

Octidi, 28 Prairial

Jour de la Thym.

Octidi, 28. Thym. Le serpolet, dont nous avons déjà parlé, est une espèce du genre thym : on donne particulièrement ce nom univoque au thym vulgaire, petite plante labiée qui croit naturellement dans nos départemens méridionaux, et dont on fait des bordures dans nos parterres. Elle multiplie aisément : on en retire, par la distillation, une huile essentielle, qui entre dans plusieurs médicamens et dans les parfums.

27 Prairial – Jour de la Verveine

Agenda républicain

Septidi, 27 Prairial

Jour de la Verveine.

Septidi, 27. Verveine. La plante dont il est ici question, est la verveine officinale. Elle se rencontre partout, et offre, sur une tige grêle et nue, des petites fleurs d’un très-joli bleu. On lui attribue plusieurs propriétés médicales peu certaines. Les Druides l’honoroient comme le gui ; ils la faisoient entrer dans leur eau lustrale, et la cueilloient avec des cérémonies particulières. On cultive actuellement dans nos parterres plusieurs espèces de verveines.