11 Prairial – Primidi. 11, Fraise

Agenda républicain

Primidi. 11 Prairial

Jour de la Fraise.

Primidi. 11, Fraise. Cette substance appartient au fraisier comestible, jolie plante qui croît naturellement dans les bois et que l’on cultive dans les jardins potagers. Il y en a plusieurs variétés ; la plus estimée est la fraise ananas ; ses fleurs sont blanches et disposées en rose ; il leur succède une substance rouge d’un goût très-agréable, et qu’on appelle communément le fruit, mais qui ne mérite pas proprement ce nom. La fraise est le réceptacle des semences que l’on voit sous la forme d’une infinité de points noirs.

On mange la fraise seule ou avec de l’eau, du vin, ou du lait, et du sucre ; on en fait des confitures, du vin, des tourtes, des conserves, des pastilles, des glaces, des boissons rafraîchissantes. Elle rendent la peau douce et font passer les taches de rousseur : on en recommande l’usage aux gouteux.

Outre les variétés du fraisier comestible, ce genre comprend encore plusieurs espèces.

10 Prairial – Jour de la FAULX

Agenda républicain

Decadi 10 Prairial

Jour de la FAULX.

Decadi 10, FAULX. Instrument plat et tranchant courbé, attaché au bout d’un long manche qui a vers son milieu une poignée. Le faucheur la met en mouvement de droite à gauche, et coupe ainsi en avançant les herbes qui sont devant lui. Quelquesfois on met au-dessus de la faux quelques branches d’osier en claire-voie pour réunir les herbes en fauchant : on les remue avec des rateaux de bois dentelés des deux côtés ; on les retourne pour les bien sécher : ce qui s’appelle faner ; et quand les foins sont bien secs, on les serre dans des grandes où on les met en meules. Il faut bien prendre garde de les serrer humides : la fermentation qui s’y exciteroit, seroit capable d’y mettre le feu et d’incendier les granges. On a vu des communes entières brûler par de semblables accidens.

9 Prairial – Jour du Serpolet

Agenda républicain

Nonidi. 9 Prairial

Jour du Serpolet.

Nonidi. 9, Serpolet. Cette plante est une espèce du genre Thym, le Thym Serpolet. Il croît dans les endroits sabloneux, sur les montagnes, dans les bois qu’il parfume et où il donne, au gibier qui s’en nourrit, un fumet délicieux. Il y en a une espèce appellée Thym citroné, à cause de son odeur qui approche de celle du citron.

8 Prairial – Jour du Martagon

Agenda républicain

Octodi 8 Prairial

Jour du Martagon.

Octodi 8, Martagon. Superbe lys de différentes couleurs dont on orne nos parterres ; ses feuilles sont verticillées. On y trouve une espèce d’insecte fort jolie, le Criocère merfigère, dont sa larve s’enveloppe d’une substance visqueuse semblable à des excrémens, et se dérobe ainsi à son ennemi.

6 Prairial – Jour de la Mélisse

Agenda républicain

Sextidi, 6 Prairial

Jour de la Mélisse.

Sextidi, 6. Mélisse. On comprend sous ce genre plusieurs espèces. La melisse proprement dite est la mélisse cultivée qui se trouve aussi quelquefois sauvage. Ses fleurs roûges, labiées, sont verticillées ; ses feuilles dentelées ont une odeur aromatique. Cette plante destillés au bain marie avec de l’esprit de vin et d’autres ingrédiens, donne un esprit aromatique appellé mal-à-propos eau de mélisse, dont les ci-devant Carmes avoient un si grand débit. L’eau de mélisse proprement dite est la distillation du principe odorant de cette plante par l’intermède de l’eau. Cette eau est d’un grand usage en médecine ; elle est antispasmodique.

5 Prairial – Jour du CANARD

Agenda républicain

Quintidi, 5 Prairial

Jour du CANARD.

Quintidi, 5. CANARD. Ce genre est extrêmement nombreux ; mais on entend par ce mot le canard domestique. Cet oiseau palmipède a les jambes courtes, sa marche est très-gênée ; il est fort-utile à la campagne, et coûte peu à nourrir ; il vit de plantes, d’insectes aquatiques et de vers. On l’appelle barboteur, parce qu’il se vautre dans les lieux bourbeux. Il est extrêmement vorace, souvent au point de s’étrangler. Son cris can-cané, l’a, dit-on, fait nommer canard. Sa chair est bonn e à manger, mais elle est lourde et de difficile digestin. Les plumes de l’estomac et du ventre servent à faire des couchettes.

Le canard sauvage n’est que le canard domestique qui jouit de la liberté, c’est un oiseau de passage ; il vole par troupe pendant l’hiver ; la colonne est disposée comme celle des oies. On le tire dans l’eau, ou on se met en ambuscade sous les huttes, en les attirant par le cris des canards domestiques. Une nomenclature plus étendue des canards ne peut intéresser que ceux qui veulent faire une étude approfondie de l’histoire naturelle.

La fémelle du canard s’appelle canne, elle donne d’une seule portée quinze ou vingt œufs aussi gros que ceux de la poule. Leur coquille est épaisse, blanchâtre et teinte d’un vert mêlé de bleu. Le jaûne est rougâtre et abondant ; les petits qui en sortent s’appelle cannetons. Quelquefois on donne les œufs d’une canne à couver à une poule. Il faut voir l’inquiétude de cette mère adoptive lorsque les cannetons se jettent dans la première marre d’eau qu’ils rencontrent ; combien elle craint qu’ils n’y trouvent leur perte, parce que la sienne y seroit inévitable.