Septidi 7 thermidor – Jour de l’Armoise.

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Septidi 7 thermidor

Jour de l’Armoise.

Nous avons déjà eu occasion de connaître ce genre à l’article Absynthe.

L’espèce dont il est ici question, est un petit arbrisseau extrêmement commun sur le bord des chemins et des fossés. Elle entre dans plusieurs compositions vulnéraires.

Armoise se dit par corruption d’Arthémise, nom de la célèbre épouse de Mausole, qui, pour tromper sa propre douleur, lui fit élever un monument dont la construction et les dépenses durent coûter bien des larmes au peuple.

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Sextidi 6 thermidor – Jour de la Presle

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Sextidi 6 thermidor

Jour de la Presle

Il a déjà été question de ce cryptogame à l’article Fougères. La Presle constitue dans cet ordre un genre dont le caractère est d’avoir la fructification à la sommité de la tige; On nomme vulgairement ce genre queue de cheval, à cause de sa forme. On en compte plusieurs espèces la presle est astringente mais elle est nuisible aux bestiaux. Les menuisiers les doreurs, les serruriers même s’en servent pour polir leur ouvrage.

quartidi 4 thermidor - bélier

Quintidi 5 thermidor – Jour du bélier

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Quintidi 5 thermidor

Jour du bélier

Le mâle de la brebis, le chef du troupeau ; on le distingue à ses cornes comprimées et tournées en croissant ; les meilleurs de tous sont les béliers blancs, chargés de laine jusques sur les yeux.

Cette espèce est d’autant plus abâtardie qu’elle est plus subjuguée. L’amour est le seul sentiment qui semble lui inspirer quelque vivacité. Le bélier est pétulant. Il se bat contre ses rivaux, quelques fois même il attaque le berger ; passé ce temps, il devient timide et craintif. Dans les pays d’où on retire les belles laines, les propriétaires apportent les plus grands soins à avoir des béliers de bonne race et vigoureux. Ils fondent sur ces animaux l’espoir de leur troupeau. Qui autrement dégénérerait.

On connait l’âge du bélier à ces temps qu’il perd successivement à différentes époques. On le connait aussi à ses cornes qui croissent périodiquement d’un anneau chaque année jusqu’à la fin de sa vie. Sa durée la plus ordinaire est de douze à quatorze ans. Il peut engendrer à dix huit mois, mais il vaut mieux attendre qu’il ait trois ans, et on ne doit l’employer que jusqu’à huit. Un seul peut suffire aisément à vingt-cinq ou trente brebis ; par un gout bizarre, il aime mieux les brebis âgées que les jeunes.

Le bélier qui a subi la castration s’appelle mouton. Pour former un troupeau, on achète des béliers et des brebis âgés de dix-huit mois à deux ans. Un berger vigilant, suivi d’un bon chien suffit pour mener paître cent. Il les précède et les accoutume à le suivre sans s’écarter. Il évite les endroits marécageux et choisit les terrains secs, les plaines élevées où le serpolet et les plantes aromatiques sont en plus grande abondance, surtout les prés salés quand c’est sur les bords de la mer. Ces animaux aiment prodigieusement le sel et il leur est très salutaire.

L’hiver on les nourrit à l’étable avec du son, des navets, du foin, de la paille, de la luzerne, du sain-foin, des feuilles d’orme, de frêne, etc. on les fait sortir chaque jour vers dix heures. Le printemps, au lever du soleil, l’été ils prennent aux champs toute leur nourriture ; comme le soleil trop brulant les incommode et leur donne des vertiges, on choisit les lieux ombragés, ceux où il n’y a point de ronces, d’ajonc, de chardon et d’autres plantes épineuses qui s’accrochent à leur laine et l’arrache par flocon. L’Anthérie ossifrage, le myosotis aquatique, l’anémone des bois, la douve sont en un poison pour eux.

Il faut éviter les lieux où ces plantes abondent. Ils aiment surtout le thlaspi, le serpolet et la fétuque. Dans les lieux où on a point à craindre les loups, on les laisse passer la nuit dans les champs, ce qui est très utile à leur santé. Leurs excréments et leur émanation fertilisent la terre. Voyez Parc. Cent moutons améliorent ainsi pendant un été huit arpents de terre pour six ans.

Tous les ans on retire du troupeau les bêtes qui commencent à vieillir pour les engraisser. On les soigne un peu différemment, elles ont surtout besoin de paître à l’ombre. Ne leur donne beaucoup d’eau et de sel ce qui les boulit plutôt que de les engraisser. Mais on parvient à les engraisser si on ajoute des herbes succulentes, de la farine d’orge, d’avoine, de froment, des légumineuses mêlées avec du sel. Dès que ces animaux sont gras, il faut les vendre. On ne saurait les engraisser deux fois. Ils périssent presque tous de maladie du foie occasionnée par les vers qui s’y engendrent.

On fait une prodigieuse consommation du mouton. Sa chaire est d’un excellent gout. Cet animal est plus répandu en France que le bœuf, dont on mange beaucoup moins dans les départements méridionaux.

Le mouton n’a pas d’autre graisse que le suif. Il est plus abondant, plus blanc, plus sec qu’aucun autre. Le suif diffère de la graisse en ce que celle-ci reste toujours molle, au lieu que le suif se durcit en se refroidissant. C’est surtout autour des reins et des intestins que le suif s’amasse en grande quantité. Toutes les parties de la chair de mouton en sont garnies. Il passe jusque dans son sang. On tond tous les ans la toison des béliers, des brebis et des agneaux : après les avoir bien lavés pour la blanchir. Celle du mouton est la plus abondante. On préfère la blanche à la grise. Celle qui est lisse à celle qui est crépue. Cette laine, après avoir subi différentes préparations, sert à remplir des matelas ; filée, on peut la tricoter, la tisser, la feutrer. On en fait des bas, des bonnets, des habits, des tapis, des étoffes de toutes espèces.

La peau du mouton passée en mégie ou chamoisée sert à différents usages. On en fait des vestes, des culottes, des couvertures de selle, de chaise, de livres, etc. garnies de son poil, elle sert à la cavalerie pour couvrir l’arçon et garantir les armes de la rouille. Dans quelques départements on en fait des vestes pour l’hiver avec le poil en dedans.

Les boyaux du bélier servent à faire des cordes pour les instruments de musique. Ses os brulés donnent une espèce de noir appelé noir d’os.

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Tridi 3 thermidor – Jour du Melon

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Tridi 3 thermidor

Jour du melon

Plante cucurbitacée du genre cucumis, ses feuilles sont plus petites que celle du concombre, mais elles sont, ainsi que les tiges, dures au toucher. Les fleurs naissent des aisselles ; elles sont dioïques. Les mâles sont sur des rameaux séparés, au-dessus des femelles. Comme les premières ne portent point de fruit, les jardiniers les appellent fausses fleurs , et souvent ils les coupent pour ne conserver que les femelles, ou les véritables fleurs. Il n’y a pas d’inconvénient quand les melons sont formés, mais il y en a beaucoup s’ils ne le sont pas, parce que ces fleurs mâles sont nécessaires pour la fécondation des fleurs femelles. On a vu des jardiniers, à force de retrancher ces fleurs mâles n’avoir point de melon.

On sème les melons, après avoir trempé la graine, sur une couche un peu chaude et sous des châssis vitrés ou des cloches, que l’on ôte quand la plante n’a plus rien à craindre du froid. Il y en a une foule de variété, le cantaloup, le maraischer, etc.

Le melon est un fruit d’été, délicieux et rafraichissant, mais son excès peut-être nuisible et causer la fièvre ; on en fait avec des clous de girofle et de la cannelle une compote qui se conserve quelque temps et se sert avec es viandes. On en fait aussi des glaces ; sa graine est très rafraichissante ; on la donne aux chevaux qui l’aiment beaucoup., et on en fait des émulsions ; on tire de l’amande une huile anodine, bonne contre les maladies de poitrine et pour effacer les taches de la peau. Les anciens aimaient beaucoup le melon ; son nom vient de melos et il sert de type de médailles de cette ville de Grèce.

Duodi 2 thermidor – Jour du Bouillon Blanc

 

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Duodi 2 thermidor

Jour du Bouillon Blanc

Plante bisannuelle, dont la tige robuste et les larges feuilles sont entièrement couvertes d’une espèce de pyramide, sont en rose et d’un beau jaune ; ces fleurs s’emploient dans les tisanes adoucissantes. Les feuilles pilées et mêlées avec de l’huile font un onguent utile pour la guérison des plaies récentes. Cette plante est commune sur le bord des grands chemins.

1 thermidor - jour de l'epeautre

Primidi 1 thermidor – Jour de l’Épeautre

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Primidi 1 thermidor

Jour de l’Épeautre

Espèce de froment qu’on appelle aussi froment locar, on la cultive dans les pays rudes et montagneux. Son grain sert à faire de la bière et du pain ; sa farine est fort belle et de bon gout ; les balles se séparent difficilement du grain ; il faut faire usage d’une machine particulière : ces balles, mêlées à un peu d’avoine, se substituent très bien à la paille d’avoine, et sont une bonne nourriture pour les chevaux ; elle fait d’excellentes paillasses pour les enfants, dont elle absorbe l’urine mieux que ne fait la paille ordinaire.

thermidor

Thermidor

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Thermidor

Le mois de la chaleur

Ce mois prend son nom du mot grec Thermos, chaleur à cause des chaleurs qui se font sentir à cette époque. Le principe de cette sensation est dû à un corps que les chimistes appellent calorique, et qui existe indépendamment de la lumière à laquelle il est cependant le plus souvent combiné. Quand l’atmosphère qui nous environne est très chargée de calorique, et qu’ainsi cette matière est appliquée à notre corps plus abondamment qu’il n’en contient, notre système s’échauffe et il existe pour nous de la chaleur.

Cette matière en pénétrant tous les corps, écarte leurs molécules, les dilate et fond les solides c’est ainsi, comme nous l’avons vu, que l’eau solide, la glace, se convertit en une eau liquide; les fluides eux-mêmes deviennent invisibles sous la forme d’air. Quant au contraire vers le mois Frimaire, des matières moins élevées en température que notre corps lui sont appliquées, nous éprouvons du froid, parce que nous perdons nous-mêmes, du calorique.

Le mois Thermidor et celui où l’air est le plus chargé de calorique. Les fluides s’élèvent en forme, de gaz ils se condensent ensuite dans la région supérieure et forment les nuages. Quelquefois au moyen de l’étincelle électrique, il s’opère une combustion subite de deux de ces gaz, le gaz hydrogène et l’air vital : les détonations atmosphériques, les coups de tonnerre en sont la suite ; l’eau se forme alors et il tombe une pluie rapide. Si elle vient à traverser dans une région ou le calorique soit en petite quantité elle perd le sien et en passant à l’état de solide devient une grêle plus ou moins forte, ce qui a lieu quelquefois dans les mois les plus chauds de l’été.

Les couleurs noires absorbent la lumière et le calorique qui lui est combiné ; le blanc au contraire, la réfléchit ; aussi cette couleur est-elle plus favorable pour défendre des grandes chaleurs. Il y a des pays où la chaleur est excessive, d’autres où elle est plus tempérée. Nos départements méridionaux sont les contrées de la France où elle est la plus forte.

On a imaginé pour mesurer les différents degrés de chaleur de l’atmosphère, un instrument appelé Thermomètre.